Restrictions fédérales, régionales ou locales : le soutien doit être identique – le26 octobre 2020

La gestion sanitaire de l’épidémie suppose de moduler les mesures économiques. Il est donc logique que les Régions renforcent – ou pas – les décisions fédérales, et que les villes et communes aillent encore au-delà si nécessaire. Cependant, cela suppose cohérence et équité envers les indépendants et PME. Les aides, et en particulier l’accès au chômage force majeure « coronavirus », doivent être accessibles de la même façon. À contraintes égales, soutien égal ; une fermeture est une fermeture, quelle que soit l’autorité qui l’a décidée.

Le maîtrise de l’épidémie nécessite pour ainsi dire un nouveau confinement, aux conséquences dramatiques pour les entrepreneurs. Une gestion sanitaire de l’épidémie est plus qu’urgente. Cela signifie testing, tracing, quarantaine et application efficaces, mais aussi des restrictions adaptées aux situations locales.
Pour être compréhensibles et acceptées, les mesures différenciées doivent être coordonnées et annoncées en même temps. La cacophonie du week-end dernier est lamentable.

L’équité et l’avenir de l’économie exigent un soutien des pouvoirs publics à la hauteur des restrictions imposées. Il serait incompréhensible, par exemple, que les secteurs culturel et sportif bruxellois (théâtres, salles de fitness, etc.) ne bénéficient pas du doublement du droit passerelle décidé pour l’horeca. Si les décisions sont provinciales ou communales, les entrepreneurs devraient aussi avoir la garantie d’un accès égal aux mesures d’aide.
C’est peut-être compliqué dans un État fédéral mais ce doit être possible, d’une façon ou d’une autre, dans un État fédéral qui fonctionne. Il existe un précédent pour les salariés. Quand une école ou une crèche ferme, les parents peuvent exiger d’être mis au chômage. La décision est locale, encadrée par les Communautés, et la prise en charge des conséquences est fédérale.

Dans le même temps, le chômage temporaire force majeure « coronavirus » (sans frais ni formalités) doit évidemment être accessible à toutes les entreprises victimes de la situation. Beaucoup d’entre elles sont dans l’incertitude ou doivent recourir à une formule plus complexe de mise au chômage. UCM attend une clarification immédiate sur ce point.

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